IMPORTANT ! Pétition en faveur de la reprise d’enquête du parquet en Allemagne

J’invite du plus profond de mon coeur les lecteurs de ce blog à bien vouloir cliquer sur le lien ci-dessous pour signer la pétition.
Le parquet de Düsseldorf a, en début d’année, classé sans poursuites l’enquête relative à la catastrophe de la Germanwings, alors que nous, les proches des victimes, ignorons encore comment un copilote psychologiquement aussi instable a bien pu obtenir un droit d’accès au cockpit d’un avion.
Je ne peux me défendre de l’impression qu’une enquête judiciaire en profondeur n’est pas souhaitée. Toutes les demandes de preuves déposées par les avocats des victimes ont été par exemple rejetées en un temps record. On ne nous a jamais fourni d’explications exhaustives, pas même pour le classement sans suite de la procédure.
Une élucidation intégrale est absolument nécessaire pour empêcher qu’un drame de ce genre ne se répète.
En ce qui me concerne, il est question de rendre justice à Jens et à l’ensemble des victimes.
Leur disparition aurait pu être évitée…
Cette prise de conscience est atroce.

© Brigitte Voß / Traduction: Isabelle Frommer

L A   P  É T I T I O N

La traduction française de la pétition:

Au nom des proches des victimes : Frank Noack

Objet :

Crash du vol 4U9525, de classement sans suite par le parquet de Düsseldorf 

Le vol 4U9525 de la Germanwings était un vol régulier de la compagnie Germanwings reliant Barcelone à Düsseldorf. Le 24 mars 2015, l’Airbus A320-211 effectuant cette liaison s’écrasait sur le territoire de la commune de Prads-Haute-Bléone (Alpes-de-Haute-Provence). Tous les passagers ont péri.

Nombreux sont les proches des victimes qui ressentent le besoin absolu de mettre au clair les circonstances du crash du vol 4U9525 survenu le 24 mars 2015.

Cette pétition a pour but d’ouvrir une enquête pour déterminer les responsabilités et établir les liens, à la suite de laquelle des solutions seront rendues publiques.

Le Bureau d’enquêtes et d’Analyses franҫais (BEA) a publié son rapport final le 13 mars 2016.

Il a confirmé la thèse de son rapport intermédiaire selon laquelle le copilote psychiquement malade se serait enfermé dans le cockpit de l’avion avant de provoquer intentionnellement et en toute lucidité le crash de l’appareil. D’après les indices dont disposent les enquêteurs, Andreas Lubitz aurait pris des antidépresseurs et des somnifères au moment du drame. Les experts n’ont pas pu fournir de diagnostic précis ; « Le groupe d’experts que le BEA a consulté estime dans sa majorité que, en raison de la documentation médicale, l’hypothèse d’un épisode dépressif psychotique dont le copilote avait commencé à développer les symptômes en décembre 2014 et souffrait jusqu’au jour du drame, est très vraisemblable. » Un médecin a diagnostiqué chez Andreas Lubitz une psychose possible et recommandé un traitement en hôpital psychiatrique.

Les avis d’arrêt de travail pour maladie n’ont pas été transmis à Germanwings.

Les médecins ont manifestement préféré observer le secret médical que de prévenir du danger et des conséquences que celui-ci a entraînées. Un changement est impératif.

Il est nécessaire de déterminer les erreurs qui ont été commises en rapport avec la personne du copilote et de préciser à quel moment les responsables ont négligé de prendre des décisions où ont pris les mauvaises et ont été prêts à assumer le risque que des êtres humains périssent.

Pourquoi est-ce que le décès du coupable suffit dans ce cas à justifier la clôture de l’enquête et pourquoi est-ce que les circonstances ne sont ni clarifiées ni rendues publiques ?

Nous pensons qu’il y a ici une lacune dans la législation. Il est dans l’intérêt des proches de signaler cette lacune et de revendiquer un changement dans le sens souhaité par l’État de droit.

Nous sommes en outre très surpris que des enquêtes aussi poussées soient laissées à la charge du parquet d’un autre pays qui, pour sa part, ne recense aucune victime. Il est indispensable de mener des enquêtes sur le territoire allemand, car c’est sur celui-ci que la maladie du copilote a été traitée et que des erreurs ont été commises par les autorités et différents services compétents, qui finalement ont contribué au crash.

Le rapport du BEA est complet et détaillé, il traite principalement du déroulement et des circonstances du vol. L’affirmation du père du copilote selon laquelle le mécanisme de verrouillage de la porte aurait été défectueux n’a pas été démontrée par l’enquête.

Le rapport du BEA ne fait pas mention des événements importants ayant eu lieu dans la période de vie du copilote avant le crash. L’enquête fait défaut sur ce point, car tous les médecins ont invoqué le secret médical. Seule la réflexion juridique critique d’un tribunal peut permettre de lever le secret professionnel.

Nous, les proches des victimes, avons le sentiment que le gouvernement se désintéresse de notre cause, toutes les grandes déclarations qui ont été faites en public par les représentants du peuple nous paraissent vides de sens, car elles n’ont pas été traduites en actions.

Nous, les proches des victimes, souhaitons vivement qu’une enquête exhaustive soit menée afin d’obtenir une élucidation intégrale.

Après le crash, il ne fait pas de doute que des changements doivent être entrepris, compréhensibles pour tous, afin de garantir la sécurité des vols à venir et des générations futures.

Justice doit être rendue aux êtres chers que nous avons perdus.

Merci de bien vouloir soutenir notre demande en signant cette pétition et en la propageant autour de vous.

Traduction: Isabelle Frommer

 

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